|
|
| San Nicolás est, avec Monserrat, le véritable centre de la mégalopole de Buenos Aires. Il est géographiquement situé à l’est de la ville. | Ses quartiers limitrophes sont : Recoleta et Retiro au nord ; Puerto Madero à l’est ; Monserrat au sud ; et Balvanera à l’ouest. |
Le quartier de San Nicolás est plus souvent appelé "Centro" par les porteños. On n’entend jamais dire un habitant de Buenos Aires : "je vais dans le quartier de San Nicolás". C’est à San Nicolás que se trouve le monument le plus symbolique de la ville, le fameux Obelisco porteño, l’obélisque blanc qui figure comme un repère en plein centre névralgique de Buenos Aires. A San Nicolás, on trouve aussi "La City porteña", la zone financière de la ville. Le quartier est également un "haut-lieu" de la culture, avec les plus prestigieux théâtres et salles de concerts. Le contraste d’architecture entre les édifices ultramodernes et anciens, entre des avenues démesurément larges et les rues piétonnes en est une caractéristique importante. Ainsi, à San Nicolás se mélangent et se côtoient les styles architecturaux : gratte-ciel et édifices historiques, les sons de vieux tangos, les klaxons de voitures, et les classes sociales : hommes d’affaires et "cartoneros" (ramasseurs de cartons). Le mouvement perpétuel donne à ce quartier du centre si typique une intensité particulière.
La zone appelée Microcentro occupe toute la moitié-est du quartier, elle est délimitée par l’Avenue Eduardo Madero à l’est, l’Avenue 9 de julio à l’ouest, l’Avenue Córdoba au nord et par la Plaza de Mayo (située dans le quartier de Monserrat) au sud . Le Microcentro est le siège financier, boursier et économique de l’Argentine. On y trouve "La City porteña" qui regroupe une grande concentration de banques et de bureaux de change, l’Avenue Corrientes : "la calle que nunca duerme" (la rue qui ne dort jamais) comme les porteños l’appellent, la très fréquentée rue piétonne Florida qui est l’un des centres commerciaux les plus actifs de la ville, des théâtres et une multitude de gens et de véhicules.
aboutis, on remarqua des fissures dans la coupole, et on décida de la refaire. La coupole sera donc reconstruite par Manuel Alvarez de Rocha en 1770, dans un style baroque. En 1822, l’architecte français Prosper Catelin, avec Pierre Benoit, réalisa l’actuel portique néoclassique, inspiré du Palais Bourbon, le siège de l’Assemblée Nationale à Paris.
En 1939, l’architecte Alejandro Bustillo fut chargé de la construction du nouvel édifice, dont le détail le plus fascinant est la coupole de verre et de béton. Le sol est fait de granit, les galeries et les bureaux furent recouverts de bois d’acajou et de cèdre. Les façades sont revêtues de pierre quartzeuse apportée des villes de Chapadmalal et Balcarce.
Le troisième édifice, au numéro 216 de la rue San Martín, dont l’architecture répond également à la mouvance italienne, fut construit par les architectes Enrique Hunt et Hans Schröeder comme siège de la Bourse de Commerce. L’édifice date de 1862.
La diversité de ses fonctions et de ses usages était à l’époque surprenante. Au sous-sol, il y avait un théâtre, un cabaret et un restaurant. Le côté des étages donnant sur la rue San Martín était des bureaux, le côté donnant sur la rue piétonne Florida étaient des appartements. Au dernier étage, il y avait une terrasse et un restaurant avec une vue panoramique. L’édifice était assez futuriste pour l’époque. Les promoteurs de la construction, Emilio San Miguel et David Ovejero, étaient deux hommes fortunés originaires de la région de Salta qui étaient les propriétaires d’une maison de 1830 qui se trouvait sur le terrain de la nouvelle construction. Cette dernière fut imaginée par l’architecte italien Francisco Gianotti, qui conçut également le fameux édifice de la Confitería del Molino dans le quartier de Balvanera. La Galerie Güemes est considérée comme l’une des plus belles constructions de l’Art Nouveau à Buenos Aires. Son nom provient du Général Martín Miguel de Güemes, auquel il rend hommage. L’édifice fut restauré pendant les années 2005-2006.
de Juan de Garay. Depuis ce temps-là, et jusqu’au XIXe siècle, la rue Florida changera plusieurs fois de nom : San José, puis Del Correo, Unquera, del Empedrado (du Pavé) car elle fut la première rue de la ville à être pavée. Elle reçut son nom actuel en 1814 en commémoration de la Bataille de la Florida où les troupes révolutionnaires ont triomphé face aux autorités royalistes dans l’Alto Perú (actuelle Bolivie).
Le centre commercial
En 1945, les architectes Jorge Adlan et Héctor Ezcurra entreprirent la rénovation de l’édifice, séparant la galerie commerciale des bureaux administratifs du Ferrocarril Pacífico. C’est lors de cette rénovation que les peintres Antonio Berni, Lino Spilimbergo, Juan Carlos Castagnino, Demetrio Urruchua et Antonio Colmeiro exécutèrent les magnifiques fresques murales sur la coupole centrale. Pourtant, une nouvelle crise entraîna une certaine décadence et les galeries furent délaissées. En 1989, l’édifice fut déclaré Monument Historique National, et en 1990 il fut totalement rénové et transformé en l’un des centres commerciaux les plus luxueux et importants de la ville : les Galerías Pacífico, qui furent inaugurées en 1992. Aujourd’hui, les Galerías Pacífico est le shopping le plus fréquenté par les touristes, et il abrite des grandes marques telles que Ralph Lauren, Christian Dior et Lacoste, entre autres. Il dispose d’un grand "patio de comidas" (bars, restaurants, glaciers) et de 4 salles de cinéma.
Avant de s’appeler Corrientes en 1822, elle s’appela Camino del Sol (au XVII ème siècle), San Nicolás (1738) et Incháurregui (1808). En 1938, la rue fut élargie et devint une avenue. La ligne B du métro suit son parcours sur toute sa longueur. On trouve sur Corrientes une quantité de cafés, de restaurants typiques et anciens, de bonnes librairies, des cinémas, et beaucoup des théâtres les plus importants de la ville. Les théâtres de l’Avenue Corrientes offrent une grande variété au public : Œuvres dramatiques, comédies musicales, œuvres classiques nationales et internationales, théâtre contemporain, et aussi le théâtre dit de "revista" (revue) qui consiste en des pièces légères, comiques, d’un humour assez vulgaire, avec des vedettes nationales.
En poursuivant l’Avenue Corrientes, on tombe sur
A l’ouest de l’avenue court la rue Carlos Pellegrini et à l’est se trouve la rue Cerrito (elles fonctionnent en pratique comme des bas-côtés de l’avenue) et sont comptabilisées comme partie de celle-ci, ce qui, au total, mène à une largeur de 140 mètres, deux fois les Champs Elysées. Le talentueux paysagiste et architecte Carlos Thays apporta sa touche en y faisant planter des arbres jacaranda, des ceibos (la fleur de ceibo est d’ailleurs la fleur nationale argentine) et mille cerisiers du Japon. L’avenue est si large qu’il faut plusieurs minutes pour la traverser à pieds, il faut donc la traverser en plusieurs étapes, en s’arrêtant au carrefour avec Cerrito ou Carlos Pellegrini. Les feux qui se trouvent à tous les carrefours ne restent pas rouges assez de temps pour traverser d’un coup. Autour des intersections des avenues 9 de Julio, Corrientes, et Diagonal Norte (qui va jusqu’à la Plaza de Mayo), il y a plusieurs stations de métro : Carlos Pellegrini sur la ligne B, Diagonal Norte sur la ligne C, et 9 de Julio sur la ligne D.
Une porte, qui se trouve à la base du monument sur le versant-ouest, donne accès à son intérieur et à son sommet, auquel on accède par un escalier droit de 206 marches, il y a 4 fenêtres. L’accès intérieur du monument n’est pas public. L’Obelisco rappelle quatre évènements historiques en relation avec la ville de Buenos Aires. Chacun d’eux est gravé sur une plaque sur ses quatre versants : le IVème Centenaire de la Ière Fondation de Buenos Aires par Pedro de Mendoza, la première fois que fut hissé le drapeau national dans l’Eglise San Nicolás de Bari (qui se trouvait à cet endroit même avant sa démolition), la Proclamation de la ville comme Capitale Fédérale du pays, et la IIème Fondation de la ville par Juan de Garay. L’Obélisque, dont l’esthétique est rationaliste, provoqua de nombreuses polémiques entre les partisans de la rénovation de la ville et les secteurs plus traditionalistes. La grande place qui entoure le monument est la Plaza de la República. C’est sur cette place que se réunissent les Argentins lors de célébrations nationales comme par exemple le triomphe de l’équipe de football argentine.
Le Palacio Miró construit par Mariano Miró, son propriétaire, et démoli en 1937, Le IIe bataillon de l’infanterie, le bâtiment des Pompiers, une auberge pour mendiants, et le fameux Cirque Chiarini. C’est en 1878 que la place est baptisée Plaza Lavalle. En 1887, on inaugure un Monument au Général Juan Lavalle qui est une sculpture en marbre réalisée par Pedro Costa. Dès 1910 ; la nouvelle Plaza Lavalle figure parmi les espaces verts de la ville les mieux entretenus. Elle est devenue aujourd’hui l’une des plus belles places de Buenos Aires. Depuis l’année 1940, se tient quotidiennement une foire aux livres. Dans le secteur-nord de la place, on trouve quelques sculptures rendant hommage à des acteurs, politiciens, et musiciens argentins. La station de métro Tribunales de la ligne D se trouve au carrefour de la rue Tucumán et de la rue Talcahuano.