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Recoleta


  • Situation géographique

    Recoleta est géographiquement situé au nord-est de la ville. Ses quartiers limitrophes sont : Retiro à l’est ; San Nicolas au sud-est ; Balvanera au sud ; Almagro au sud-ouest ; Palermo à l’ouest ; le fleuve Río de la Plata au nord.

    Recoleta est un quartier essentiellement résidentiel, de classe moyenne et haute, et un grand nombre de centres culturels y sont concentrés. L’intérêt de Recoleta sur le plan historique et architectural n’est pas des moindre, ce qui en fait un centre touristique très important. Monuments historiques, musées prestigieux tel le Museo de Bellas Artes, foire d’artisanat, étonnantes statues à l’air libre, places majestueuses et espaces verts, sont autant de choses à voir dans ce quartier que l’on apparente souvent à Paris. On peut y observer une architecture de style français, surtout sur l’illustre Avenida Alvear, qui se distingue par ses édifices remarquables. Recoleta est aussi reconnu comme l’un des centres gastronomiques les plus raffinés de la ville.

  • Un peu d’histoire...



    Le secteur appelé aujourd’hui Recoleta commence à prendre forme à la fin du XVIIIe siècle, avec la division de ses terres en parcelles et la construction de grandes propriétés (quintas). A l’époque de la fondation de Buenos Aires (1580), ces parcelles étaient appelées "suertes" (chances), et l’un de ses premiers propriétaires fut Juan de Garay, Fondateur de la ville de Buenos Aires.


    Recoleta doit son nom au couvent des Récollets ("Convento de Recoletos Descalzos"), membres de l’ordre des Franciscains, accueillis par le premier maire du secteur, Rodrigo Ortiz de Zárate.
    A la construction du couvent, un commerçant Aragonais, nommé Narbona, s’intéressa au projet et voulut faire bâtir aussi une église. Ayant réussi pour cela à se faire offrir des terres, il construisit d’abord une grande maison qui, d’après certains témoignages, disposait de tunnels souterrains débouchant sur la côte du Rio de la Plata, ce qui lui permettait d’introduire des marchandises de contrebande et de faire fortune. Un refrain de l’époque disait : "Narbona hizo a la Recoleta y la Recoleta hizo a Narbona" (Narbona a fait la Recoleta et la Recoleta a fait Narbona). Originaire d’Aragon, Narbona dédia cette église à la Vierge du Pilar, sainte patronne de la ville de Saragosse. Le cimetière de Recoleta commença également a prendre forme avec l’église du Pilar.
    Les grandes propriétés situées aux alentours du Couvent appartenaient à de riches familles ; elles étaient souvent composées d’une maison principale, basse et spacieuse, dont l’entrée était marquée par des colonnes recouvertes de plantes de jasmin ou de rosiers, de pavillons dont certains étaient destinés aux péons, et des jardins qui faisaient toute la fierté de leurs propriétaires. Buenos Aires s’est toujours distinguée par la grande variété d’arbres dont elle recèle et Recoleta en est un bon exemple, avec des arbres âgés de plus de 200 ans, comme par exemple les deux gommiers situés devant la Iglesia del Pilar. On peut d’ailleurs aujourd’hui apprécier ces deux arbres dans toute leur splendeur, au carrefour des rues Quintana et Presidente. R. M. Ortiz depuis le fameux café de la Biela.
    En raison de la croissance de l’édification, et suite à l’apparition d’un abattoir de moutons et d’un saloir, les environs se peuplèrent de petites fermes et d’une classe populaire, se réunissant à leurs heures perdues dans les pulperías (tavernes), se dédiant à la boisson, aux jeux, et à la musique. Ces tavernes servaient parfois aux bandits et malfrats de lieu de concertation d’un délit prévu dans le secteur, qui leur offrait tous les atouts pour fuir et s’abriter : l’obscurité, les tunnels, les profonds caniveaux. Dès la tombée de la nuit, plus personne ne s’aventurait par ces chemins, sauf en cas d’extrême nécessité, par peur de subir une attaque.
    En 1871, une épidémie de fièvre jaune toucha Buenos Aires. La population se déplaça afin de fuir la maladie : les classes aisées qui vivaient dans le sud de la ville (à San Telmo, Monserrat, La Boca, Barracas) s’installèrent plus au nord, dans les secteurs de Recoleta et Retiro, où les terrains surélevés réduisaient la présence des insectes transmetteurs de la maladie. Les classes populaires migrèrent vers le sud et occupèrent les résidences abandonnées par les plus aisés.
    Le quartier de Recoleta grandît peu à peu, avec la construction de grandes maisons, petits palais, édifices au style français, et la création par le Dr. Alvear, alors intendant de la ville, des rues et avenues principales. En raison des mendiants qui occupaient encore le secteur, un asile fut crée, à l’endroit où aujourd’hui est situé le Centre Culturel Recoleta. Le style architectural français du secteur fit parler de Buenos Aires comme étant "le petit Paris d’Amérique du Sud".



    Il y a plusieurs secteurs dans le quartier de Recoleta : en général, les porteños appellent "Recoleta" le secteur localisé entre les avenues Las Heras et del Libertador, que nous appellerons Recoleta Centre ; Barrio Norte (dont l’axe principal est l’avenue Santa Fé) recouvre la plus grande partie du quartier ; Facultades (ou Facultad) est un autre petit secteur situé au sud du quartier, plus exactement aux alentours de la Faculté de Médecine. Au nord de Recoleta, de l’autre coté des voies ferrées, on trouve l’une des plus vaste "villas miserias" (bidon ville) de la capitale : la "Villa 31 bis", bien qu’ apparemment la Législation de Buenos Aires ait approuvé le changement des limites du quartier, pour que finalement la Villa 31 et Villa 31 bis n’appartiennent plus qu’au quartier de Retiro, quartier voisin de Recoleta.
  • Carte du quartier et légendes


    carte

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