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| Palermo est géographiquement situé au nord de la ville. | Ses quartiers limitrophes sont : Recoleta à l’est ; Belgrano et Colegiales à l’ouest ; le fleuve Río de la Plata au nord et Chacarita, Villa Crespo et Almagro au sud. |
Palermo est un quartier essentiellement résidentiel, plutôt aisé, et très vert, surtout grâce aux Bosques de Palermo (Bois de Palermo), véritable poumon de la ville. Palermo, avec ses 17,4 km², est de loin le quartier le plus étendu. Il connaît depuis quelques temps un boom immobilier et touristique important et devient le secteur de la capitale qui s’est le plus développé au cours de ces dernières années. Les dénominations populaires et les modes immobilières ont progressivement divisé le quartier en plusieurs zones ou sous-quartiers que les Argentins différencient mais qui ne sont pas délimitées de façon précise ni officielle.
Au début du XIXe siècle, le secteur était composé de fermes et de "quintas" (petites propriétés). Vers 1830, le gouverneur de la ville de Buenos Aires, Juan Manuel de Rosas, y achèta des terres et construisit une grande maison de style colonial avec quatre tours belvédères aux angles. Cette résidence qu’il baptisa Palermo de San Benito était située à l’intersection des actuelles avenues del Libertador et Sarmiento. Elle fut abandonnée suite à l’exil de Rosas en Angleterre et sa défaite face au Général Urquiza lors de la Bataille de Caseros le 3 février 1852. La belle résidence fut détruite à la fin du XIXe siècle. C’est à ce moment là que commença, pendant le mandat du Président Domingo Faustino Sarmiento, la structuration du quartier à peu près tel qu’on le connaît aujourd’hui, avec ses grands parcs, et l’esprit architectural de La Belle Epoque. L’architecte et paysagiste français naturalisé argentin Charles Thays jouera un rôle essentiel dans la conception des espaces verts du quartier.
Costanera Norte se situe sur les rives du Río de la Plata. Dans cette zone, la promenade de la Costanera Norte s’étend sur plus de 6 kilomètres traversant les quartiers de Palermo, Belgrano et Nuñez. Cette promenade figure parmi les lieux de loisirs et de détente de la ville d’où l’on peut contempler l’horizon. Si le ciel est clair, on aperçoit au loin la ville uruguayenne Colonia del Sacramento, à 40 kilomètres de l’autre côté du fleuve. Même si le fleuve est très sale, la couleur naturelle du Río de la Plata est le marron car l’eau draine de la terre qui provient à son origine du Mato Grosso au Brésil. Du côté de Belgrano, on trouve au bord du fleuve de nombreux restaurants qui font de cette zone un véritable centre gastronomique. Ces restaurants sont connus sous le nom de "carritos" et on y sert de la très bonne viande à la parrilla. Du côté de Palermo, la Costanera Norte offre des discothèques et des complexes sportifs et récréatifs. Aussi, beaucoup de pêcheurs se retrouvent sur la digue qui s’avance vers le Río de la Plata.
L’aéroport
Les Bois de Palermo, appelés officiellement Parque Tres de Febrero, se situent dans la zone-nord du quartier, jadis très fréquentée par les contrebandiers du fait de sa proximité avec le Río de la Plata. Inauguré en 1875, il fut inspiré par les Bois de Boulogne à Paris, et par le Prater de Vienne. Le paysagiste Carlos Thays participa à la mise en forme de ce grand parc. Les Bois de Palermo regroupent des lacs artificiels, une grande diversité d’arbres, des jardins, de beaux monuments et de nombreux espaces d’activités qui régaleront les sportifs. Beaucoup de gens s’y promènent, surtout le week-end, à pied ou à vélo. C’est un endroit agréable pour contempler la nature et se détendre. Depuis quelques années le Parque Tres de Febrero s’est divisé en deux zones : du côté-ouest de l’intersection des avenues Sarmiento et del Libertador c’est toujours la zone appelée Bosques de Palermo, la partie-est du parc est maintenant dénommée Palermo Vivo.
Le parc du
français Le Coutier intitulée El Ciervo (Le Cerf) qui est malheureusement assez mal conservé. C’est aussi dans le parc du Rosedal que se trouve le plus célèbre des Lacs de Palermo. Entouré d’un magnifique bois de "talas", d’eucalyptus, de "tipas" et d’ombus, il jouit d’’une faune très variée qui va de la tortue à une espèce d’escargot endémique, en passant par le "coico", qui est une espèce de loutre vivant dans les lacs de la Provincia de Buenos Aires. A tout ce petit monde viennent s’ajouter des oiseaux aquatiques et non-aquatiques. On a observé à Palermo 92 espèces d’oiseaux. Des bateaux à rames ou à pédales sont disponibles à la location. Un magnifique pont blanc, souvent appelé par les porteños "el puente de los enamorados" (« le pont des amoureux ») traverse le lac. Il est entièrement construit en bois et fut réalisé en 1914 par l’architecte de renom Benito Carrasco. Le parc du Rosedal est fermé au public le lundi.
exposés plus de 200 œuvres d’artistes tels que Frida Kahlo, Diego Rivera, Wifredo Lam, Roberto Matta, Antonio Berni, Joaquín Torres-García, Emiliano Di Cavalcanti, Jorge de la Vega, entre autres. Au MALBA se déroulent également des activités culturelles et éducatives telles que des cycles de cinéma, des rencontres avec des écrivains, des cours et des ateliers, des visites guidées et toute une programmation d’activités et d’évènements pour les enfants.
A Palermo Chico, au sud-est du quartier, on trouve des résidences aisées et des palaces, c’est le secteur le plus riche de Palermo. La zone appelée Barrio Parque, particulièrement élégante, se caractérise par des rues courbes et irrégulières que le paysagiste Charles Thays imagina afin de rompre avec le damier rectangulaire du reste de la ville. Ses rues présentent une forme circulaire à la façon d’un petit labyrinthe. Les palaces accompagnés de jardins construits sur le modèle de l’architecture française, sont aujourd’hui devenus les sièges des ambassades. Dans les années 30, ces grands palaces qui appartenaient à la bourgeoisie argentine furent vendus à l’État ou aux États étrangers pour que ces derniers puissent y établir le siège de leurs relations diplomatiques. Cette zone possède la particularité d’être interdite à tous type de commerce pour ne pas déranger la tranquillité du quartier. On trouve à Barrio Parque beaucoup de duplex et de triplex, des hôtels particuliers avec piscine, qui font de la zone un lieu très exclusif. De nombreuses célébrités s’y sont d’ailleurs installées tels que Mauricio Macri (ex-président du Club Boca Juniors, maintenant maire de Buenos Aires), Mirtha Legrand (actrice) et Susana Jiménez (actrice).
"Casa FOA", et quelques années plus tard, plusieurs des appartements de l’immeuble furent vendus comme résiden- ces et bureaux. Au rez-de-chaussée se trouve le Museo Renault, qui a ouvert ses portes en 1995. Dans un espace très minimaliste, le nouveau modèle automobile de collection de la marque Renault capte l’attention. Le complexe regroupe un bar-restaurant et 4 salles d’évè- nements. Le Musée Renault est un espace unique où se rencontrent les passionnés de l’automobile, de l’art contemporain et des nouvelles technologies.
écrivains chiliens Pablo Neruda (réalisée par le sculpteur chilien Eduardo de las Heras) et Gabriela Mistral (œuvre réalisée par Luis Perlotti). Le monument à Bernardo O´Higgins, inauguré en 1918, est l’œuvre du sculpteur chilien Guillermo Córdoba et figure parmi les œuvres commémoratives de 1910, du Centenaire de la Révolution de Mai. Le monument intitulé "l’Archer de San Sebastian" et réalisé par le sculpteur argentin Alberto Lagos, représente un archer qui se repentit et qui tente de briser son arc après avoir participé au supplice de Saint Sébastien, prêcheur du catholicisme à l’époque de l’empire Dioclétien.
Cette zone porte le nom du Jardin Botanique qui se trouve à l’intérieur de celle-ci. Située plus exactement derrière l’entrée principale du Jardin Botanique et du Zoo, elle est surtout composée de résidences et de commerces et son artère principale est l’Avenue Scalabrini Ortiz. Palermo Botanico est à la fois tranquille et animé, on y ressent une vraie vie de quartier, surtout aux alentours des rues Cerviño, Salguero, et Scalabrini Ortiz. C’est un des endroits particulièrement privilégiés de la capitale où l’on peut dire qu’il est agréable de vivre ou se promener. Les entrées au Jardín Botánico et au Zoo se trouvent sur la Plaza Italia qui appartient à une autre zone de Palermo, dont nous parlerons ultérieurement.
Les très beaux séquoias proviennent des Etats-Unis. Dans les allées, des fontaines et des sculptures ornent le paysage. Parmi elles : "La Primavera" ( le Printemps) ou "Ondina de Plata" (Ondine d’argent), la "Loba Romana" (la Louve romaine), "Mercurio"(Mercure), "Venus", ainsi que d’autres groupes sculpturaux tels que "Saturnalia". Les statues de marbres, symbolisant les mouvements de la VIe Symphonie de Beethoven, sont intitulées "La Pastoral", et le groupe sculptural "El Despertar de la Naturaleza" (Le Réveil de la Nature). Le Jardin Botanique possède une serre, une bibliothèque, un musée botanique, une école municipale de jardinerie. Il est recommandé d’aller visiter à l’intérieur du Jardin Botanique, le dénommé "Jardín Romano" (le Jardin romain) où l’on peut apprécier différentes espèces végétales d’Italie, comme les cyprès, les ormes, les peupliers, les platanes et les rosiers ; la grande serre "Invernadero Mayor", construite dans un style "art nouveau" et inaugurée en 1899, où des espèces de plantes particulièrement fragiles aux intempéries sont conservées et enfin le "Jardín Francés", où l’on trouve frênes, lilas, jasmins, chênes, entre autres espèces provenant de France. Le tracé symétrique est typique du jardin à la française. L’entrée au Jardin Botanique est gratuite.
Depuis la Plaza Italia, ruissèlent des petites rues beaucoup plus tranquilles qui se dirigent vers la zone de Palermo Soho. En continuant les rues Thames et Borges, nous arrivons au centre du quartier de Palermo Soho, la Plaza Julio Cortázar, surnommée "la Placita Serrano". Le nom de la zone dérive du fameux quartier Soho de New York. Cette appellation, initiée par les agences immobilières pour désigner cette partie du quartier, s’intensifia au fil des années par un phénomène de mode. Palermo Soho, et Palermo Viejo en général, est une zone essentiellement constituée de maisons basses d’un ou deux étages, construites pour la plupart au début du XXe siècle. Au contraire de Palermo Chico, Palermo Viejo a été habité par des malevos et compadritos (des gens "de vie douteuse"), par les poètes et les tangueros. Ainsi, le secteur fut le refuge quotidien de poètes d’envergure tels qu’Evaristo Carriego ou Jorge Luis Borges. La maison typique de Palermo Viejo est la "casa chorizo" (la maison saucisson), c’est-à-dire des habitations contiguës donnant sur une galerie ouverte. C’est à partir des années 1980 qu’a commencé la restauration architecturale de beaucoup de ces maisons pour en faire le plus souvent des logements modernes et des ateliers d’artistes. Si le quartier de Palermo possède de nombreux attraits grâce à ses musées et ses nombreux espaces verts, Palermo Viejo, lui, est le centre très animé de la vie sociale et nocturne.
Dans cette zone très animée, on rencontre beaucoup de touristes. Dans les petites rues avoisinantes, de nombreuses boutiques très modernes de design,
des restaurants ethniques, des salles de théâtre alternatif agrémentent la vie du quartier. C’est dans la rue qui porte aujourd’hui son nom, que l’écrivain Jorge Luis Borges a vécu sa plus tendre enfance. Il y vivra jusqu’en 1914. Borges a d’ailleurs fréquenté toute sa vie ce quartier qu’il portait dans son cœur, et auquel il rend souvent hommage dans ses poèmes. Pourtant, le Palermo de Borges n’est plus ce qu’il était. Palermo Viejo est un quartier plein de charme qui vit depuis quelques années un véritable boom touristique et immobilier. Son développement trop rapide a entraîné, selon beaucoup d’argentins, certains aspects négatifs ; Peut-être qu’ils regrettent son caractère modeste et populaire d’antan.
A l’ouest de la voie ferrée se situe la zone que l’on nomme aujourd’hui Palermo Hollywood du fait des nombreuses chaînes de production, des studios de cinéma et de télévision qui s’y sont rassemblées. Si la zone était auparavant assez pauvre, Palermo Hollywood s’est très vite enrichie, aujourd’hui très fréquentée par le milieu du cinéma et de la télévision. On y trouve une multitude de restaurants et de cafés très récents qui sont toujours remplis de monde. Ces établissements sont néanmoins de styles très variés et offrent de nombreuses possibilités gastronomiques. Il y en a pour tous les goûts : des plats les plus communs aux plus exotiques et de toutes nationalités : cuisine méditerranéenne, bars de tapas espagnols ou italiens, sushi bars, cuisine mexicaine et ethnique
Le secteur appelé Palermo Boulevard est situé aux alentours de l’Avenue Juan B. Justo, entre Palermo Hollywood et Palermo Soho. Cette appellation est très récente et désigne un tout petit secteur devenu ces dernières années un centre important d’investissements immobiliers. Palermo Boulevard est en pleine création : les grandes tours résidentielles viennent peu à peu remplacer les petites maisons à un ou deux étages de type "casa chorizo" et les ateliers de mécanique qu’on trouve encore dans cette zone. Dans quelques années, le panorama aura bien changé. Il y a un projet de construction d’un grand shopping qui devrait s’appeler Palermo Centro, comprenant 8 salles de cinéma, 2 salles de théâtre, un salon d’évènements, un centre culturel, des espaces verts et des parkings souterrains. On peut aussi voir dans cette zone le chantier de construction de deux grandes tours résidentielles très exclusives de 45 étages :
Le secteur de Palermo appelé Pacífico porte ce nom du fait de la compagnie de chemin de fer "Buenos Aires al Pacífico" (FCBAP) (depuis Buenos Aires jusqu’au Pacifique). Cette ligne reliait Buenos Aires à Valparaiso, au Chili. Le train passait par
La zone appelée Las Cañitas se situe derrière le Campo Argentino de Polo, en direction du quartier de Belgrano. Elle est limitée par les avenues Luis María Campos et del Libertador. Le micro-quartier de Las Cañitas doit son nom à L’Avenue Luis María Campos qu’on appelait à l’origine Camino de las Cañitas. Las Cañitas est un endroit très fréquenté depuis quelques années par les jeunes porteños, pour ses boîtes de nuit, ses pubs, bars et restaurants. On y voit se construire depuis peu de nombreux grands immeubles et des lofts modernes. Les espaces verts et la tranquillité d’autrefois laissent progressivement place à l’un des centres gastronomiques de la ville, où le mouvement de population est constant de nuit comme de jour. Las Cañitas a été le premier secteur à se développer entre 1990 et 1995, du fait de sa fréquentation par un milieu aisé : celui des amateurs de polo, qui viennent se restaurer ou se détendre avant ou après la pratique de ce sport. Le côté Est du secteur est aussi appelé La Imprenta, nom qui remonte à l’époque où y étaient situés (aux rues Maure et Migueletes) les ateliers graphiques du Jockey Club.
Cette partie de Palermo n’a reçu aucune désignation ni nom populaire. D’ailleurs, la plupart de porteños pensent que ce secteur fait partie du quartier de Belgrano, mais en réalité cette zone, située entre l’Avenue Dorrego et la rue Zabala, appartient encore au quartier de Palermo et ses artères principales sont l’Avenue Luis Maria Campos et l’Avenue Cabildo, un axe très commerçant qui traverse les quartiers de Palermo, Belgrano et Nuñez. Cette avenue, comme Santa Fé, est parcourue par la ligne D de métro. L’Avenue Cabildo est en fait la continuation de l’Avenue Santa Fé. Elle commence à partir de l’Avenue Dorrego. Ce secteur a toujours été assez aisé, surtout aux alentours de l’Avenue Federico Lacroze. On y trouve de très beaux immeubles aménagés en résidences ou bureaux, et quelques ambassades installées dans des hôtels particuliers.