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| Monserrat (ou Montserrat) est l’un des quartiers du centre historique de Buenos Aires. Il est situé à l’est de la ville. | Ses quartiers limitrophes sont : San Nicolás au nord ; Puerto Madero à l’est ; San Telmo et Constitutión au sud ; San Cristóbal au sud-ouest ; et Balvanera à l’ouest. |
L’origine du nom du quartier de Monserrat est liée à la vénération de la Vierge de Montserrat, dont la statuette fut retrouvée vers la fin du IXe siècle en Espagne, dans la montagne de Montserrat en Catalogne. Cette vierge noire qu’on nomma "la Morenita" (la petite noire) devint un symbole religieux de la Catalogne. Une réplique de cette vierge fut amenée par la communauté catalane à Buenos Aires pour la Paroisse de Nuestra Señora de Montserrat construite en 1769. "La Morenita" était très appréciée des Noirs- africains installés dans la zone devenue l’actuel quartier de Monserrat. Ce quartier, situé à l’ouest du port, a aussi été connu sous le nom de Barrio del Tambor (Quartier du Tambour) à cause des tambours que les "porteños" Africains avaient l’habitude de jouer.
Ils y constituaient différents groupes selon leurs origines : Cabunda, Banguela, Mondongo et Angola.
Bien que les Noirs-africains aient presque tous disparus aujourd’hui du pays, ils ont laissé le souvenir de leurs carnavals et de leur candombe,
et cet héritage se ressent dans la musique argentine actuelle. Monserrat est imprégné de l’histoire argentine dans son ensemble, ce qui peut facilement s’observer à la lumière de ses immeubles et de ses places, lesquels sont de nos jours presque tous devenus des Monuments Historiques Nationaux. Ce quartier a été le premier endroit où se sont installés les Espagnols lors de la IIe Fondation de Buenos Aires, en 1580 par Juan de Garay. Aujourd’hui, le quartier de Monserrat héberge de grandes institutions municipales et nationales. On y trouve des banques, hôtels, commerces, restaurants, et des cafés.
La Plaza de Mayo ou Place de Mai est le site central de Buenos Aires depuis la IIe Fondation de la ville. Le secteur ouest de la place, appelé à l’origine Plaza Mayor par Juan de Garay, était située face au Cabildo (ancienne municipalité). La section est, la Plaza del Fuerte ou Plaza de Armas, face au Fort, fut créée et inaugurée en 1661, suite à la démolition d’édifices qui risquaient d’obstruer des manœuvres d’artillerie en cas d’attaques militaires. En 1803 fut construite la Recova Vieja, une aire commerciale qui divisait les deux places.
Le secteur ouest (Ancienne Plaza Mayor) changera de nom après les Invasions britanniques (1806 - 1807) pour s’appeler Plaza Victoria. En
1811 la Plaza del Fuerte sera baptisée Plaza 25 de Mayo, en commémoration du premier anniversaire de la Révolution de Mai. Ce n’est qu’en 1884, avec la démolition de la Recova Vieja, que les deux places seront unifiées sous le nom de Plaza de Mayo. A la fin du XIXe siècle, la place fut remodelée par le talentueux paysagiste français Carlos Thays, qui lui donnera à peu près son aspect actuel.
La Plaza de Mayo fait partie aujourd’hui du dénommé "Microcentro porteño". Occupant deux hectares, elle est délimitée par les avenues Rivadavia et Hipólito Yrigoyen et les rues Balcarce et Bolívar. L’Avenue Rivadavia est aussi la frontière entre les quartiers de Monserrat et San Nicolás.
Depuis son origine, la Plaza de Mayo est le point de rassemblement habituel de
manifestations et d’évènements politiques, étant considérée comme l’axe civique de la ville. Le 25 mai 1810, c’est à cet endroit même que se déroula la Revolución de Mayo, qui aboutit à la proclamation de l’Indépendance de l’Argentine le 9 juillet 1816. En 1860, on y signa la Constitution Nationale.
Depuis une vingtaine d’années, c’est aussi le lieu de réunion des Madres de Plaza de Mayo qui réclament encore à ce jour leurs enfants disparus pendant la sombre époque de la dictature militaire du Général Videla.
Les principaux monuments de la ville ainsi que les centres de décision du pouvoir politique et économique sont concentrés à cet endroit historique.
La Casa de Gobierno (50 rue Balcarce), aussi appelée la Casa Rosada, est un édifice de couleur rose de style Renaissance situé sur le côté est de la Plaza de Mayo. C’est là que se trouve le siège du Pouvoir exécutif de l’Argentine depuis la révolution de 1810. En 1942, l’édifice est déclaré Monument Historique National. La couleur rose fut choisie par Sarmiento qui, selon certains historiens, voulait ainsi signifier l’union des deux partis politiques opposés : le rouge représentant la couleur des "federales" (fédéralistes) et le blanc celle des "unitarios" (unitaires). Mais cette hypothèse reste néanmoins peu probable car les unitaires s’identifiaient généralement au bleu.
L’origine de ce bâtiment remonte à l’année 1594, où l’on commença la construc- tion d’un Fort à cet emplacement. De ce Fort ne sera gardé que le portail d’entrée et la partie nord-est de l’édifice. En 1855, le Fort sera partiellement détruit afin de bâtir l’édifice de la Nouvelle Douane. De la Nouvelle Douane il ne restera qu’une arche et quelques bâtisses à l’intérieur de l’enceinte. L’arche fut démolie, puis reconstruite pour le nouveau siège du gouvernement.
Sous la présidence de Sarmiento, on initia la construction du Palais des Postes dans l’espace qui était resté libre lors de la démolition partielle du Fort. Le Palais des Postes sera fini en 1878 et sa splendeur architecturale fera de l’ombre au siège du gouvernement situé à ses côtés. Pour y remédier et rendre au gouvernement le prestige qui lui était dû, tout ce qui restait de l’ancien fort fut démoli afin de permettre la construction d’un édifice semblable au Palais des Postes pour le nouveau siège du gouvernement. Mais le manque d’espace pour ce dernier semblait évident : le Palais des Postes se voit obligé de céder son bâtiment. Sous la présidence de Luis Sáenz Peña, on décida de réunir ces deux ensembles. C’est l’architecte italien Francisco Tamburini qui proposa de relier les édifices au moyen d’une grande arche, qui aujourd’hui sert d’accès à la rue Balcarce. Le nouvel ensemble fut inauguré officiellement en 1898.
Le Cabildo Historique (65 rue Bolívar), situé du côté sud-ouest de la Plaza de Mayo, est un des seuls édifices de style authentiquement colonial du XVIIIe siècle. Le Cabildo était le siège des autorités de la Vice-royauté du Río de la Plata créé dans le but de défendre les intérêts de la colonie espagnole en Amérique du Sud. Il servait donc de siège de l’administration politique, économique et judiciaire de l’Espagne jusqu’en 1822. Il a servi également de prison. C’est au Cabildo Historique que se déroulera la Revolución de Mayo et que sera signée la Déclaration d’Indépendance. Le bâtiment subira de nombreuses modifications structurales jusqu’en 1940. En 1894, il sera partiellement démoli pour permettre le passage de l’Avenue de Mayo, et en 1931, pour accueillir l’Avenue Julio Argentino Roca (aussi appelée Diagonal Sur).

En 1940, l’architecte Mario Buschiazzo reconstitua l’aspect colonial du Cabildo d’origine, à partir de plans et de documents d’époque. La tour, les toits et les charpentes furent rénovés. Créé en 1960 et installé à l’intérieur du Cabildo, le Musée National du Cabildo évoque la Révolution de Mai. Il rassemble des peintures, des portraits, des objets et des bijoux du XVIIIe siècle. Dans la cour (Patio del Cabildo), on peut observer une "aljibe" (citerne) datant de 1835 et provenant du foyer de naissance de Manuel Belgrano. Dans le Patio del Cabildo se tient tous les jeudis et vendredis la Feria de Diseño y Artesanías Urbanas, une foire d’artisanat qui existe depuis plus de vingt ans.
comme la Biblioteca Pública (1812), la Universidad de Buenos Aires (1821), la Sala de Representantes (1821), le Archivo General de la Nación (1821), le Banco de la Provincia de Buenos Aires (1822), le Museo Público de Buenos Aires (1823), le Congreso Nacional (1824) la Academia Nacional de Historia (1904).
El Pensador (Le Penseur), inauguré en 1907, est une réplique du Penseur d’Auguste Rodin. La sculpture, en bronze patiné, fut fondue dans le moule original par l’artiste lui-même.
portent des foulards blancs, symbolisant les langes de leurs bébés, en signe de protestation et à la mémoire de leurs enfants disparus. Grâce à leurs actions, certains des enfants ont été retrouvés. L’association publie tous les mois un journal activiste d’information. A la même adresse, se trouve aussi l’Université Populaire des Mères de la Place de Mai (UPMPM) qui propose les enseignements suivants : Economie politique et sociale, Psychologie sociale, Journalisme d’enquête, Cinéma documentaire, Droit, entre autres. L’association organise également de nombreux séminaires et des conférences.