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| Le quartier de Balvanera se situe à proximité du centre politique et financier de la ville, dans le secteur est de Buenos Aires. | Ses quartiers limitrophes sont : Recoleta au nord ; San Nicolás et Monserrat à l’est ; Constitución au sud-est ; San Cristóbal au sud ; Boedo au sud-ouest ; et Almagro à l’ouest. |
Hétérogène et très changeant, composé de secteurs très différents les uns des autres, Balvanera est un quartier très actif, peuplé et largement desservi par les transports en commun. On y trouve des édifices très anciens et historiques, et certains d’entre eux ont été source d’inspiration d’écrivains et de poètes argentins. Balvanera est majoritairement habité par une communauté juive qui développa une grande activité commerciale depuis le début du XXe siècle, surtout dans le secteur appelé Once. Ces dernières années, une importante communauté de Coréens est aussi venue s’y installer. Balvanera est le quartier du commerce, des grossistes et des bonnes occasions. La grande quantité de stands commerçants de rue en fait un quartier très différent des autres. Il a des airs de marché turc, mais son atmosphère mouvementée est typiquement latino-américaine.
Les travaux de construction commencent un an après et le Congreso est inauguré en 1906 par le Président de l’époque José Figueroa Alcorta. La totalité des travaux ne s’acheveront cependant que 40 ans plus tard, en 1946. Le budget passe de 6 millions de pesos en 1897 à plus de 31 millions en 1914. Certains le baptiseront par ironie le "palais d’or". L’édifice est de style gréco-romain, il représente un bon exemple de ce qu’on appelle l’Académisme italien. Son grand dôme de 80 mètres de hauteur, recouvert de bronze, est constitué d’une structure métallique qui représente une grande prouesse technique pour l’époque.
pierres tombales intactes et des ossements. Les ouvriers et tout le quartier eurent une grande surprise. Depuis, des fouilles archéologiques furent initiées et de nombreux objets, ossements, tombes, furent trouvés. Dans le Buenos Aires colonial, les non-catholiques avaient de grandes difficultés à être enterrés parce que les églises étaient le seul endroit où les corps pouvaient être inhumés, mais celles-ci ne toléraient pas les autres religions. Les communautés juive et protestante (anglais et allemands) étant à cette époque importantes, il fallait trouver un endroit où enterrer ses membres. Le Cementerio de Victoria était l’un de ces endroits. Lors du transfert du cimetière à la Chacarita, les familles n’ayant pas les ressources pour transférer leurs tombes, des milliers de corps sont restés sous le sol de la Plaza Primero de Mayo.
La zone appelée communément Once est tout le secteur situé autour de la Plaza Miserere (ou Plaza Once) et de la Gare Once de Septiembre. C’est un secteur particulièrement cosmopolite. Des Juifs, des Arabes, des Coréens, des Chinois, des Japonais, des Péruviens, des Boliviens, sont autant d’ethnies différentes à cohabiter dans cette zone. Tous contribuent à en faire un coin très actif de la ville, surtout dans le commerce. La communauté juive fut la première à s’y installer et à développer Once en tant que zone commerciale. Le film "El Abrazo Partido" du cinéaste argentin Daniel Burman dresse un portrait authentique de cette zone et de la communauté juive qui y habite. Once est un lieu très fréquenté par tous les porteños qui cherche à faire de bonnes occasions dans leurs achats. On y trouve de tout et pour moins cher qu’ailleurs. Tout cela en fait un quartier vivant et parfois un peu trop mouvementé. C’est un quartier bohème où beaucoup d’artistes se sont installés parce qu’ils y trouvaient une certaine magie. Si Once bouillonne de mouvement en semaine, les rues sont désertes le week-end, on peu alors y déambuler tranquillement et apprécier l’architecture de certains immeubles très anciens.
jusqu’en 1882, puis Plaza Once de Septiembre, et en 1947 elle fut finalement dénommée Plaza Miserere. Elle fut la scène de nombreux évènements historiques : Notamment des combats entre les envahisseurs britanniques et l’Armée locale du Comandante Liniers dans la période 1806 - 1807. C’est en 1913 que la place subit une refonte importante, lors de la construction de la station Plaza Miserere sur la première ligne de métro de Buenos Aires, la ligne A.
Les discothèques dont les normes de sécurité n’étaient pas respectées ont été aussitôt clôturées, car bien que le danger eut été présent depuis des années, il a fallu ce choc engendré par l’évènement tragique de Cromañón pour mobiliser la société. S’en suivirent pendant plusieurs mois, des manifestations contre les responsables de la discothèque et contre le chef du gouvernement de l’époque Anibal Ibarra. Ce dernier fut mis en procès puis fut destitué de ses fonctions de chef d’état. Omar Chabán, le gérant de la discothèque, est actuellement en prison. Depuis cet évènement, les discothèques doivent respecter davantage les normes de sécurité. Face à l’endroit de la tragédie, à l’intersection des rues Bartolomé Mitre et Ecuador, la Place de la Mémoire aux victimes de Cromañón a été inaugurée en octobre 2005.
La zone de l’Abasto est située au nord de Once, aux alentours de l’ancien Mercado de Abasto, aujourd’hui devenu le centre commercial Abasto Shopping. Cette zone est partagée entre les quartiers de Balvanera à l’ouest, et Almagro à l’est. Abasto est historiquement lié au marché de fruits et légumes Mercado Central de Abasto. Lors de son inauguration en 1893 la zone deviendra principalement un espace d’immigrants, de maisons closes, de conventillos (bâtisses familiales et pauvres), de cantines, et de théâtres. L’Abasto est considéré comme l’un des quartiers les plus "tangueros" depuis longtemps. Le personnage le plus illustre de l’Abasto est Carlos Gardel, qu’on surnommait "El Morocho del Abasto"(Le brun de l’Abasto). Un siècle plus tard, quand le marché fut clôturé en 1984, un grand nombre de la population du quartier se retrouva sans emploi et le contraste entre les différents groupes sociaux s’accentua avec des résidences de classe moyennes, des conventillos et des maisons occupées illégalement. Tout en gardant son identité, Abasto gagna sa réputation de zone dangereuse, de "Bronx porteño", du fait de son abandon, et de la quantité d’immigrants, surtout venus du nord du pays, et d’autres pays comme la Bolivie et le Pérou. En 1999,à l’inauguration du centre commercial Abasto Shopping, la zone fut peu à peu transformée : les maisons désoccupées furent rénovées et converties en commerces ou restaurants et des hôtels et des hypermarchés. L’Abasto reste une zone populaire bien que résolument plus sûre qu’auparavant.
Le centre commercial
grâce au train qui le reliait à l’intérieur du pays. Ce n’est pas un hasard si dans la zone on créa deux grands centres d’approvisionnement comme le Mercado Ciudad de Buenos Aires (Spinetto) et le Mercado Proovedor (Abasto). Le marché était constitué de dépôts et d’entrepôts frigorifiques et s’agrandit au cours des 20 premières années du début du XXe siècle. Vers 1920 les trois sous-sols et les cinq étages du marché étaient encore insuffisant et la construction d’un nouvel édifice dédié au Mercado Central de Abasto sera mise en oeuvre. La condition requise à la construction de l’édifice était très difficile à réaliser : l’activité du marché ne devait pas être interrompue par les travaux.
dalles rouges, de réverbères, de plate-bandes fleuries et d’arbustes. C’est là que se trouve le Monument à Carlos Gardel qui fut sculpté en bronze par Mariano Pagés et inauguré en l’an 2000. Les maisons datent du début du XXe siècle, et leurs façades ont été rénovées. On y trouve des bars et des restaurants. Au numéro 3200 du passage, occupé de nos jours par un restaurant, se trouvait à l’époque le Bar Chanta Cuatro où Carlos Gardel se réunissait avec ses amis pour manger, boire et chanter. Dans la ruelle, de nombreux artistes et collectionneurs viennent exposer des objets d’art, des disques et des livres anciens, de l’artisanat, des articles pour danseurs de tango. Tous les samedis à 15 heures, le passage devient le point de rendez-vous d’un petit circuit culturel appelé le "Paseo del Tango" qui retrace l’histoire du quartier en relation au tango.
le filete ou fileteado porteño. Cet art pourrait se définir comme l’expression plastique du tango. L’art du fileteado porteño est né dans les fabriques de charrues au début XXe siècle à Buenos Aires. C’est une pratique décorative qui s’est développée jusqu’à devenir un art à part entière. Le filete s’utilisa comme décoration de charrues, de camions, et de "colectivos" (les bus porteños). Les motifs sont stylisés, de couleurs intenses, peints avec une intention de volume. Des fleurs, des rubans, des feuilles, des oiseaux, des dragons, sont les éléments qui le caractérisent et qui sont combinés avec des phrases et des personnages populaires. Le Paseo del Fileteado est un lieu de diffusion et promotion de cet art, on retrouve sur des façades de maisons des motifs peints à la main. De nombreux artistes spécialisé dans le fileteado expose des oeuvres à la Feria de San Telmo sur la Plaza Dorrego (quartier de San Telmo) ou à la Feria de Diseños y Artesanías Urbanas du Cabildo Historique (quartier de Monserrat).
Le Palais héberge depuis 1996 à son premier étage, le Museo del Patrimonio (Musée du Patrimoine) (750 rue Riobamba), visitable en semaine uniquement, où l’on peut apprécier des céramiques anglaises, de vieux objets, du mobilier, d’anciennes affiches publicitaires, et l’un des archives les plus importants de plans historiques de la ville de Buenos Aires. Ce Palais a été le siège depuis 1912 de l’entreprise publique Obras Sanitarias de la Nación (OSN) qui développa considérablement le réseau d’eau courante et potable pour toute la ville de Buenos Aires et l’intérieur du pays jusqu’en 1940. Quelques années plus tard, la croissance de l’entreprise se décéléra progressivement en conséquence de l’instabilité de l’économie du pays, Le manque de fonds annula pratiquement la possibilité d’innover les équipements sanitaires. Dans les années 90, le président argentin Carlos Saúl Menem, propulsé par la logique du néolibéralisme et soutenu par des organismes internationaux comme le FMI, opta pour la privatisation de l’OSN. Dès lors, les services sanitaires des eaux seront gérés par Aguas Argentinas, entreprise privée appartenant en majeure partie au groupe français SUEZ (nouveau nom de la Lyonnaise des Eaux), à la société espagnole Aguas de Barcelona, et à des groupes privés locaux tels que le Banco Galicia. Suite à des conflits sur les bases tarifaires entre Aguas Argentinas et le Pouvoir Exécutif pendant le mandat de Néstor Kirchner en 2002, une nouvelle entreprise appartenant à l’état fut crée en 2006 sous le nom de Aguas y Saneamientos Argentinos (AySA).
musicien et compositeur de tangos, dramaturge, acteur et réalisateur de cinéma. Le passage est chargé historiquement car c’est là que passait le Ferrocarril del Oeste (Train de l’ouest). On peut y voir une plaque commémorative de "La Porteña", une locomotive qui fut inaugurée en 1857 lors de l’ouverture de la première ligne ferroviaire du pays, qui allait jusqu’à ce que l’on appelait à l’époque la Floresta (une région de l’ouest de la capitale). Le Passage Santos Discépolo, qui s’appelait autrefois la rue Rauch, fut transformée en rue piétonne en 2001. On peut y observer de très jolies mosaïques.