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Balvanera


  • Situation géographique


    Le quartier de Balvanera se situe à proximité du centre politique et financier de la ville, dans le secteur est de Buenos Aires. Ses quartiers limitrophes sont : Recoleta au nord ; San Nicolás et Monserrat à l’est ; Constitución au sud-est ; San Cristóbal au sud ; Boedo au sud-ouest ; et Almagro à l’ouest.

    Hétérogène et très changeant, composé de secteurs très différents les uns des autres, Balvanera est un quartier très actif, peuplé et largement desservi par les transports en commun. On y trouve des édifices très anciens et historiques, et certains d’entre eux ont été source d’inspiration d’écrivains et de poètes argentins. Balvanera est majoritairement habité par une communauté juive qui développa une grande activité commerciale depuis le début du XXe siècle, surtout dans le secteur appelé Once. Ces dernières années, une importante communauté de Coréens est aussi venue s’y installer. Balvanera est le quartier du commerce, des grossistes et des bonnes occasions. La grande quantité de stands commerçants de rue en fait un quartier très différent des autres. Il a des airs de marché turc, mais son atmosphère mouvementée est typiquement latino-américaine.

  • Un peu d’histoire...






    Le quartier de Balvanera porte son nom du fait de la Paroisse Nuestra Señora de Balvanera qui se trouve dans ses limites. Cette paroisse a été construite en hommage à la Vierge de Valvanera, patronne de la Région de La Rioja, en Espagne. La légende de cette vierge remonte au IXe siècle : un brigand, du nom de Nuño Oñez, repenti de ses crimes implora la Vierge Marie de l’aider à changer sa vie. Un ange lui serait apparu lui indiquant le lieu où se trouvait l’image de la Vierge, dans la vallée de Valvanera. L’homme, accompagné d’un prêtre, partit à la recherche de cette vierge qu’il aurait trouvée au pied d’un chêne. Les deux hommes entreprirent la construction du Monastère de Valvanera, qui existe encore de nos jours dans cette Vallée.




    Il y a plusieurs secteurs ou micro-quartiers dans Balvanera : Congreso, Once, Abasto et Facultades. Ces appellations ne sont pas officielles, il est par conséquent difficile de les délimiter avec précision.
  • Carte du quartier et légendes


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  • SITES IMPORTANTS DE BALVANERA
  • Congreso Buenos Aires
    Le secteur appelé Congreso n’est pas un quartier officiel mais cette dénomination est très usitée. Partagé entre les quartiers de Balvanera, Monserrat et San Nicolás, il a été ainsi dénommé du fait du Congreso de la Nación.
  • Congreso de la Nación Argentina


    Le Congreso de la Nación Argentina, situé dans un carré limité par les avenues Rivadavia, Entre Ríos, Hipólito Yrigoyen, et la rue Combate de Los Pozos, est le centre du Pouvoir Législatif. Une loi de 1894 autorise le gouvernement à construire le Palais, investissant la somme de six millions de pesos de l’époque. En février de l’année suivante, un concours international de projets permet de pouvoir choisir celui qui conviendrait le mieux. 28 projets sont présentés et en janvier 1896, l’œuvre est adjugée à l’Italien Victor Meano. Les travaux de construction commencent un an après et le Congreso est inauguré en 1906 par le Président de l’époque José Figueroa Alcorta. La totalité des travaux ne s’acheveront cependant que 40 ans plus tard, en 1946. Le budget passe de 6 millions de pesos en 1897 à plus de 31 millions en 1914. Certains le baptiseront par ironie le "palais d’or". L’édifice est de style gréco-romain, il représente un bon exemple de ce qu’on appelle l’Académisme italien. Son grand dôme de 80 mètres de hauteur, recouvert de bronze, est constitué d’une structure métallique qui représente une grande prouesse technique pour l’époque.
    L’édifice est entièrement recouvert de pierre calcaire grise et d’un soubassement de granit. On y trouve un riche patrimoine de sculptures et de peintures de grands maîtres argentins tels que Berni, Quinquela Martín ou Zonza Briano.

    La grande Place située face au Congreso de la Nación est la Plaza de los Dos Congresos, qui fait partie du quartier voisin, Monserrat.
  • Ancienne Confitería del Molino


    L’ancienne Confitería del Molino (intersection des avenues Callao et Rivadavia) face au Congreso Nacional, du côté de l’Avenue Callao, est un édifice remarquable. Son architecture, entre néoclassicisme et art nouveau, est emblématique de l’âge d’or à Buenos Aires. La Confiteria del Molino, dont il ne reste aujourd’hui que l’édifice, possède une charge symbolique particulière dans l’imaginaire porteño. Inaugurée en 1821 sous le nom de Confitería del Centro, elle était située à l’intersection de l’Avenue Rivadavia et la rue Rodriguez Peña et fut un lieu de rencontres et de passage de personnages illustres du pays (Carlos Gardel, Juan Domingo et Eva Perón, Niní Marshall, le Prince de Galles, Isabelle de Bourbon...). Ce n’est que quelques années plus tard qu’elle fut baptisée la Confitería del Molino du fait du moulin (molino) qui se trouvait à proximité, sur la Plaza Lorea. Cayetano Brenna, le jeune propriétaire de la confiserie, décide un jour de transférer son commerce sur un terrain situé au coin des avenues Callao et Rivadavia, face au Congreso qui était encore en construction. Il fit construire l’un des édifices les plus haut de la ville, avec une tour en forme d’aiguille, des vitraux somptueux et des ornements, et y établit sa nouvelle confiserie en 1916. Mais celle-ci ferma ses portes en 1997. Aujourd’hui, bien que l’édifice possède une grande valeur sentimentale et historique, il se trouve quelque peu abandonné.
  • Casa de los Lirios



    La Casa de los Lirios (2013 Av. Rivadavia) est un édifice typiquement art-nouveau qui date de 1903. La façade est ondulée et des fleurs de lys, sculptées dans le ciment, remontent sur toute la longueur, et simulent qu’elles soutiennent chacun des balcons, pour en former les barreaux. On peut observer des formes et des motifs végétaux, des mosaïques dont les couleurs et le mouvement sont typiques de la décoration moderniste. La coupole de l’immeuble, à l’apparence d’écailles de poisson, rappelle Gaudí. Des corniches, des moulures de figures inspirées de la botanique, de divinités et de monstres ornent cet édifice qui est une construction singulière du patrimoine historique de la ville.
  • Café de Los Angelitos


    Le Café de Los Angelitos (Av. Rivadavia et rue Rincón) était un bar célèbre et typique. En 1920, c’est un espagnol, Angel Salgueiro, qui achète ce bar, qui existait déjà depuis 1890 sous le nom de Bar Rivadavia, et qui le baptise Café de Los Angelitos. L’histoire raconte qu’il lui a donné ce nom car le commissaire du quartier se référerait ironiquement aux "angelitos" (les petits anges) quand il parlait des malfrats du secteur fréquentant le bar. Angel Salgueiro fit mettre deux petits anges qui ornaient l’enseigne, et quelques années plus tard, le bar vivra ses années de gloire et beaucoup de sa clientèle était des tangueros. Carlos Gardel, qui habitait dans la rue Rincón, et José Razzano, étaient des habitués. Razzano composa un tango intitulé "Café de los Angelitos". Le Bar n’avait rien de remarquable sur le plan architectural, mais son ambiance faisait de lui un lieu unique. Il ferma ses portes en 1992 après une tempête qui détruisit son toit, la construction étant ancienne et fatiguée. L’édifice fut détruit et le terrain resta vide pendant quelques années, mais les "Amis du Café de Los Angelitos" se réunissaient tous les mercredis au coin de Rivadavia et Rincón pour y danser le tango. C’est en 2007, que des entrepreneurs ont décidé de construire sur ce site historique pour y réouvrir le nouveau Café de Los Angelitos , un Bar Restaurant de trois étages au style des années 30, un lieu de tango, dans la lignée de son prédécesseur.
  • Plaza Primero de Mayo


    La Plaza Primero de Mayo, délimitée par les rues Hipólito Irigoyen, Pasco, Alsina et Pichincha, est l’une des rares places situées à Balvanera. Avant son inauguration en 1925, le terrain était un cimetière connu sous le nom de Cementerio de Victoria (Victoria était le nom de la rue Hipólito Irigoyen jusqu’en 1947) ou encore le Hueco de los Olivos (hueco signifie "creux" : c’est ainsi que l’on dénommait les espaces en friche ou les terrains vagues que l’on transformait en places). La municipalité ferma le cimetière en 1892 et le transféra au Cementerio de la Chacarita. Lors de travaux de restructuration de la Plaza Primero de Mayo en 2006, on retrouva en creusant la terre des pierres tombales intactes et des ossements. Les ouvriers et tout le quartier eurent une grande surprise. Depuis, des fouilles archéologiques furent initiées et de nombreux objets, ossements, tombes, furent trouvés. Dans le Buenos Aires colonial, les non-catholiques avaient de grandes difficultés à être enterrés parce que les églises étaient le seul endroit où les corps pouvaient être inhumés, mais celles-ci ne toléraient pas les autres religions. Les communautés juive et protestante (anglais et allemands) étant à cette époque importantes, il fallait trouver un endroit où enterrer ses membres. Le Cementerio de Victoria était l’un de ces endroits. Lors du transfert du cimetière à la Chacarita, les familles n’ayant pas les ressources pour transférer leurs tombes, des milliers de corps sont restés sous le sol de la Plaza Primero de Mayo.
  • Centro Gallego


    Le Centro Gallego (2199 Av. Belgrano), au sud de la Plaza Primero de Mayo est une institution qui fut fondée en 1907 avec l’objectif d’aider les Espagnols de Galice, avec la création d’un Bureau de l’Emploi et de l’Immigration et d’une assistance médicale pour tous les associés. Cette institution fut transférée plusieurs fois avant de s’établira son adresse actuelle sur l’Avenue Belgrano en 1920. Pendant les années suivantes le Centro Gallego fera l’acquisition des établissements contigus pour remédier au manque d’espace face à une communauté croissante (beaucoup d’espagnols quitteront l’Espagne pendant la guerre franquiste). En 1936, le Sanatorio del Centro Gallego (Clinique du Centre galicien) fut inauguré au coin de l’Avenue Belgrano et de la rue Pasco. Le Centro Gallego possède de nos jours une bibliothèque, une salle d’exposition, et un théâtre (Teatro Castelao). Il édite également la revue Galicia.




    Dans cette zone, sur l’Avenue Belgrano, on trouve une grande concentration de boutiques de meubles, surtout vers les numéros 1800 à 2900.
  • Spinetto Shopping




    Le centre commercial Spinetto Shopping (2300 rue Alsina). Vers 1894, David Spinetto entreprend la création d’un marché Mercado Ciudad de Buenos Aires ou Mercado Spinetto, principalement de fruits et légumes, mais aussi de viande et de produits alimentaires variés. En 1988, apparaît l’un des premiers shoppings de Buenos Aires, le Spinetto Shopping, conciliant modernité et l’aspect d’origine du marché. Le shopping ferma en 1991, et héberge aujourd’hui un grand supermarché de la chaîne COTO.
  • ONCE
    La zone appelée communément Once est tout le secteur situé autour de la Plaza Miserere (ou Plaza Once) et de la Gare Once de Septiembre. C’est un secteur particulièrement cosmopolite. Des Juifs, des Arabes, des Coréens, des Chinois, des Japonais, des Péruviens, des Boliviens, sont autant d’ethnies différentes à cohabiter dans cette zone. Tous contribuent à en faire un coin très actif de la ville, surtout dans le commerce. La communauté juive fut la première à s’y installer et à développer Once en tant que zone commerciale. Le film "El Abrazo Partido" du cinéaste argentin Daniel Burman dresse un portrait authentique de cette zone et de la communauté juive qui y habite. Once est un lieu très fréquenté par tous les porteños qui cherche à faire de bonnes occasions dans leurs achats. On y trouve de tout et pour moins cher qu’ailleurs. Tout cela en fait un quartier vivant et parfois un peu trop mouvementé. C’est un quartier bohème où beaucoup d’artistes se sont installés parce qu’ils y trouvaient une certaine magie. Si Once bouillonne de mouvement en semaine, les rues sont désertes le week-end, on peu alors y déambuler tranquillement et apprécier l’architecture de certains immeubles très anciens.
  • Plaza Miserere


    La Plaza Miserere ou Plaza Once est délimitée par les avenues Rivadavia et Pueyrredón et les rues Ecuador et Bartolomé Mitre. Cette place est l’une des places principales de la ville de Buenos Aires. Son nom provient d’un vieil habitant du nom de Antonio González Varela, surnommé "miserere" pour sa miséricorde et sa bonhomie. Initialement, à l’endroit où se trouve la place aujourd’hui, il y avait une "quinta" (grande propriété), c’était la Quinta de Miserere. Vers 1814, on l’appela Mataderos de Miserere, puis en 1817 Hueco de los Corrales, et Mercado del Oeste (Marché de l’Ouest) vers 1850. Un peu plus tard, elle fut connue sous le nom de Marché Once de Septiembre jusqu’en 1882, puis Plaza Once de Septiembre, et en 1947 elle fut finalement dénommée Plaza Miserere. Elle fut la scène de nombreux évènements historiques : Notamment des combats entre les envahisseurs britanniques et l’Armée locale du Comandante Liniers dans la période 1806 - 1807. C’est en 1913 que la place subit une refonte importante, lors de la construction de la station Plaza Miserere sur la première ligne de métro de Buenos Aires, la ligne A.
    Le dessin actuel de la place date de 1923. On y ajouta le mausolée de Bernardino Rivadavia en 1932, œuvre du sculpteur Rogelio Yrurtia, où l’on conserve les cendres du premier président du pays, malgré son désir exprimé de ne pas reposer en Argentine. En octobre 2007 fut inaugurée la station Once de la nouvelle ligne H qui la relie avec le quartier de Parque Patricios.
  • Estación Once de Septiembre





    La estación Once de Septiembre (gare du Onze Septembre) se situe face à la Plaza Miserere. L’appellation de la gare n’a rien à voir avec les attentats du 11 septembre à New York, mais fait référence à la date de mort du Président argentin Domingo Faustino Sarmiento en 1888. La gare Once est le terminus du train de la Ligne Sarmiento, qui relie le quartier de Balvanera à Moreno, dans le Conurbano Bonaerense.
  • República Cromañón


    La discothèque República Cromañón (3070 rue Bartolomé Mitre) était jusqu’en 2004 un lieu très fréquenté par la jeunesse. Pourtant, la nuit du 30 décembre 2004, un incendie tragique se produisit alors que la boîte de nuit était pleine. Le bilan sera la mort de 194 personnes et plus de 700 blessés. Cet incendie créa une lourde polémique et une crise politique et sociale à Buenos Aires. L’évènement fit prendre conscience de l’état de précarité d’un grand nombre de discothèques à Buenos Aires. Bien que des incendies se soient déjà produit dans d’autres discothèques avant celui de Cromañón, le nombre de victimes n’avait jamais été encore atteint et alarma le pays. Les discothèques dont les normes de sécurité n’étaient pas respectées ont été aussitôt clôturées, car bien que le danger eut été présent depuis des années, il a fallu ce choc engendré par l’évènement tragique de Cromañón pour mobiliser la société. S’en suivirent pendant plusieurs mois, des manifestations contre les responsables de la discothèque et contre le chef du gouvernement de l’époque Anibal Ibarra. Ce dernier fut mis en procès puis fut destitué de ses fonctions de chef d’état. Omar Chabán, le gérant de la discothèque, est actuellement en prison. Depuis cet évènement, les discothèques doivent respecter davantage les normes de sécurité. Face à l’endroit de la tragédie, à l’intersection des rues Bartolomé Mitre et Ecuador, la Place de la Mémoire aux victimes de Cromañón a été inaugurée en octobre 2005.
  • Casa de los Pavos Reales



    La Casa de los Pavos Reales (Maison des Paons) (3216 Av. Rivadavia) est l’œuvre de l’architecte italien Virginio Colombo. Elle fut inaugurée en 1912, et était à cette époque la construction la plus haute de la zone. Le nom de cet édifice se doit aux paons sculptés dans la pierre sur presque deux mètres de hauteur, représentés face à face par pair. Des lions sculptés, un peu moins visibles toutefois, soutiennent les balcons. Certains des motifs ont été identifiés comme des symboles de la maçonnerie, à laquelle aurait appartenu l’auteur. Les paons sont l’emblème le plus important de l’art nouveau, qui est le style dominant de la construction, bien qu’elle puisse également s’inscrire dans l’éclectisme, à cause des peintures murales qui reproduisent des scènes de la vie de campagne italienne, et de ses mosaïques colorées. Virginio Colombo arriva en Argentine en 1906 et il conçut cette oeuvre à l’âge de 27 ans. Bien qu’il soit mort assez jeune, à l’âge de 43 ans, il est l’auteur d’une cinquantaine d’édifices à Buenos Aires.
  • Hôpital Ramos Mejía





    L’Hospital Ramos Mejía (609 rue Urquiza) est l’un des deux hôpitaux situés au sud de la Plaza Miserere, qui appartient à la Municipalité. A l’origine, l’établissement n’était qu’une sorte de hangar qui servit de quarantenaire lors de l’épidémie de choléra qui toucha la ville en 1868. L’hôpital sera créé en 1883 sous le nom de Hospital San Roque. Après des années de service et de dévouement du Docteur Ramos Mejía, l’hôpital porte son nom depuis 1914.
  • Hôpital Espagnol




    L’Hospital Español (2975 Av. Belgrano), aussi situé au sud de la Plaza Miserere, appartient à la Sociedad Española de Beneficiencia (Société Espagnole de Bienfaisance). L’origine de cette institution remonte à 1852, avec la création de la Salle Espagnole de Commerce et d’Asile. Cet établissement de bienfaisance, qui se trouvait dans la rue Alsina (dans le quartier de Monserrat), fut fondé par l’initiative de l’espagnol Don Vicente Rosa y Carím pour subvenir aux besoins des espagnols indigents. C’est en 1877 que l’Hospital Español fut inauguré à son adresse actuelle.
  • Passage Colombo





    Le Pasaje Colombo (2451 Av. Rivadavia) est un passage construit en 1890 où il semblerait que le temps s’est arrêté. Long d’environ 30 mètres, il tourne en angle droit et donne sur la rue Azcuénaga. Sa particularité est une petite tour avec un toit à deux versants, couronnée d’une lance métallique.
  • La Légende du Géant de Once



    D’après des histoires de longue date, inspirées de la culture juive, on raconte que dans les rues du quartier de Once, erre un personnage mesurant presque trois mètres qui veille sur les habitants du quartier. Ce brave géant aurait sauvé plusieurs personnes d’accidents de voiture et effrayé des malfaiteurs. C’est en tout cas ce que racontent des habitants de Balvanera, qui ont bon espoir sur la présence de cet être bienfaisant et protecteur. Certains affirment qu’il n’est rien d’autre que le Golem en personne, un être artificiel créé au XVIe siècle par un rabbin de Prague qui s’appellerait Judah Loew ben Bezabel. Bien que l’histoire officielle ne parle que d’un seul Golem, certains disent que Bezabel aurait créé treize humanoïdes avec de l’argile et que l’un d’entre eux serait arrivé à Buenos Aires, amené par un rabbin, pendant le flux d’immigration juive. Cette légende a bifurqué en plusieurs versions : on raconte qu’avant de mourir, le rabbin aurait enfermé le géant dans une chambre clôturée qui serait située dans l’immeuble contigu à un hôpital dans le quartier de Caballito. D’autres personnes affirment que le géant serait caché dans le Passage Colombo. Dans tous les cas, il y a des habitants de la zone qui assurent que le géant a sauvé plus d’une vie. (Source : livre "Buenos Aires es Leyenda" de Guillermo Barrantes y Víctor Coviello, Edition "Planeta")
  • Paroisse Nuestra Señora de Balvanera






    La Paroisse Nuestra Señora de Balvanera (2411 rue Bartolomé Mitre) se distingue par ses deux tours et ses très beaux vitraux. C’est l’une des églises les plus anciennes de la ville ; sa construction date du XIXe siècle et elle a été dessinée par l’architecte José Santos Santoro, et remodelée en 1860. A l’intérieur de la paroisse, on peut distinguer dans le décor des marbres et des dorures.

  • Torre Saint






    La Torre Saint (2630 rue Perón) est un très bel immeuble art nouveau qui a été construit en 1928. L’édifice est habillé par deux tours, l’une verte et l’autre blanche, et par des motifs très subtils inspirés de l’architecture de l’Egypte ancienne.
  • ABASTO
    La zone de l’Abasto est située au nord de Once, aux alentours de l’ancien Mercado de Abasto, aujourd’hui devenu le centre commercial Abasto Shopping. Cette zone est partagée entre les quartiers de Balvanera à l’ouest, et Almagro à l’est. Abasto est historiquement lié au marché de fruits et légumes Mercado Central de Abasto. Lors de son inauguration en 1893 la zone deviendra principalement un espace d’immigrants, de maisons closes, de conventillos (bâtisses familiales et pauvres), de cantines, et de théâtres. L’Abasto est considéré comme l’un des quartiers les plus "tangueros" depuis longtemps. Le personnage le plus illustre de l’Abasto est Carlos Gardel, qu’on surnommait "El Morocho del Abasto"(Le brun de l’Abasto). Un siècle plus tard, quand le marché fut clôturé en 1984, un grand nombre de la population du quartier se retrouva sans emploi et le contraste entre les différents groupes sociaux s’accentua avec des résidences de classe moyennes, des conventillos et des maisons occupées illégalement. Tout en gardant son identité, Abasto gagna sa réputation de zone dangereuse, de "Bronx porteño", du fait de son abandon, et de la quantité d’immigrants, surtout venus du nord du pays, et d’autres pays comme la Bolivie et le Pérou. En 1999,à l’inauguration du centre commercial Abasto Shopping, la zone fut peu à peu transformée : les maisons désoccupées furent rénovées et converties en commerces ou restaurants et des hôtels et des hypermarchés. L’Abasto reste une zone populaire bien que résolument plus sûre qu’auparavant.
  • Abasto Shopping


    Le centre commercial Abasto Shopping (3247 Av. Corrientes) fut inauguré en 1999, il est l’un des shoppings les plus importants de la ville et aussi le plus grand. L’histoire de cet édifice remonte à 1889 lorsque la municipalité donna l’autorisation à l’installation d’un marché sur ce même terrain. Le quartier de Balvanera avec celui de Retiro et Constitución était l’un des centres approvisionnés grâce au train qui le reliait à l’intérieur du pays. Ce n’est pas un hasard si dans la zone on créa deux grands centres d’approvisionnement comme le Mercado Ciudad de Buenos Aires (Spinetto) et le Mercado Proovedor (Abasto). Le marché était constitué de dépôts et d’entrepôts frigorifiques et s’agrandit au cours des 20 premières années du début du XXe siècle. Vers 1920 les trois sous-sols et les cinq étages du marché étaient encore insuffisant et la construction d’un nouvel édifice dédié au Mercado Central de Abasto sera mise en oeuvre. La condition requise à la construction de l’édifice était très difficile à réaliser : l’activité du marché ne devait pas être interrompue par les travaux.
    C’est finalement en 1934 qu’on inaugura l’une des plus belles constructions de l’époque, d’une superficie totale de 44.000 m², dessiné par l’architecte Delpini dans un style Art-déco. En 1984 le marché fut fermé et transféré encore à cause d’un manque d’espace. Le Mercado Central de 540 hectares se trouve aujourd’hui à 2 km de Buenos Aires, à La Matanza (Conurbano Bonaerense). Il occupe une situation stratégique, du fait de sa proximité avec l’aéroport, le port, et la ville de Buenos Aires. Pendant 12 ans, l’édifice du Mercado de Abasto resta dans l’oubli, jusqu’en 1996, année de sa rénovation. C’est 1999, à l’inauguration du nouveau centre commercial Abasto Shopping qu’il reprendra son activité. L’Abasto Shopping est composé de 250 commerces, 12 salles de cinéma, un "patio de comidas" (restaurants, bars, fast-foods) d’une capacité de 1500 personnes, un parc d’attraction et un musée, le Museo de los Niños, qui est l’unique en son genre en Amérique du Sud. Il reproduit une petite ville à l’échelle des enfants, au sein de laquelle ils peuvent réaliser des activités liées aux métiers tels que journaliste, pilotes d’avion, acteurs, réalisateurs de films.
  • Ancien bar O’Rondeman




    Face au shopping, du côté ouest, au coin des rues Agüero et Humahuaca se trouvait l’ancien bar O’Rondeman où Gardel fit ses premières présentations et où l’on commença à l’appeler le "Morocho del Abasto". C’est là qu’il fit ses premiers duos avec José Razzano. Le bar disposaient de plusieurs pièces où ont vécu des artistes des années 1910. L’immeuble, comme toute la partie annexe de l’ancien marché de l’Abasto bénéficiait de la même protection historique décrétée par la ville de Buenos Aires. En septembre 2005, cette protection fut suspendue par une loi qui ne fut quasiment pas diffusée au public. Quelques mois plus tard, l’immeuble fut démoli, ce qui provoqua une grande polémique au sujet du patrimoine historique de la ville et de sa protection.




    Luca Prodán, créateur du célèbre groupe de rock Sumo, a habité tout prés du Mercado de Abasto sur la rue Gallo (qui est à la frontière des quartiers de Balvanera et d’Almagro), mais du côté d’Almagro.
  • Passage Carlos Gardel


    Le Pasaje Carlos Gardel, du côté est du shopping (rue Tomás de Anchorena), est une rue piétonne recouverte de dalles rouges, de réverbères, de plate-bandes fleuries et d’arbustes. C’est là que se trouve le Monument à Carlos Gardel qui fut sculpté en bronze par Mariano Pagés et inauguré en l’an 2000. Les maisons datent du début du XXe siècle, et leurs façades ont été rénovées. On y trouve des bars et des restaurants. Au numéro 3200 du passage, occupé de nos jours par un restaurant, se trouvait à l’époque le Bar Chanta Cuatro où Carlos Gardel se réunissait avec ses amis pour manger, boire et chanter. Dans la ruelle, de nombreux artistes et collectionneurs viennent exposer des objets d’art, des disques et des livres anciens, de l’artisanat, des articles pour danseurs de tango. Tous les samedis à 15 heures, le passage devient le point de rendez-vous d’un petit circuit culturel appelé le "Paseo del Tango" qui retrace l’histoire du quartier en relation au tango.
  • Passage Zelaya






    Le Pasaje Zelaya en remontant la rue Tomás de Anchorena a ses murs couvert de fresques représentant Carlos Gardel, les paroles de ses tangos les plus connus, et des partitions de chansons telles que "Golondrinas", "Melodías de Arrabal" ou "Volver". Les peintures sont de l’artiste Marino Santamarina.
  • Paseo del Fileteado


    Le Paseo del Fileteado (au niveau du 700 rue Jean Jaurès) est un endroit dédié à l’art populaire argentin qui s’appelle le filete ou fileteado porteño. Cet art pourrait se définir comme l’expression plastique du tango. L’art du fileteado porteño est né dans les fabriques de charrues au début XXe siècle à Buenos Aires. C’est une pratique décorative qui s’est développée jusqu’à devenir un art à part entière. Le filete s’utilisa comme décoration de charrues, de camions, et de "colectivos" (les bus porteños). Les motifs sont stylisés, de couleurs intenses, peints avec une intention de volume. Des fleurs, des rubans, des feuilles, des oiseaux, des dragons, sont les éléments qui le caractérisent et qui sont combinés avec des phrases et des personnages populaires. Le Paseo del Fileteado est un lieu de diffusion et promotion de cet art, on retrouve sur des façades de maisons des motifs peints à la main. De nombreux artistes spécialisé dans le fileteado expose des oeuvres à la Feria de San Telmo sur la Plaza Dorrego (quartier de San Telmo) ou à la Feria de Diseños y Artesanías Urbanas du Cabildo Historique (quartier de Monserrat).
  • Musée Casa Carlos Gardel


    Le Museo Casa Carlos Gardel (735 rue Jean Jaurès) est abrité dans la maison que Gardel acheta pour sa mère en 1926. Ils y vécurent ensemble jusqu’en 1933, l’année où Gardel part en Europe puis aux Etats-Unis. L’édifice est ce que l’on appelle une "casa chorizo" (une maison saucisson) typique de l’époque. Après la mort de Gardel, la maison changera de propriétaires à plusieurs fois, jusqu’à se convertir dans les années 60 en un club de tango, pour lequel plusieurs des murs ont été détruits. En 1996, c’est un homme appelé Eurnekian qui achète la propriété et qui en fera don au gouvernement de Buenos Aires. En 2003, l’endroit sera reconstruit selon le modèle de la résidence d’origine et réouvrira ses portes comme musée retraçant la vie de Carlos Gardel.
  • FACULTADES


    L’appellation "Facultades", ou aussi "Facultad" qui désigne la zone nord-est du quartier de Balvanera, entre les avenues Córdoba et Corrientes, n’est pas souvent utilisée. Elle est désignée ainsi car c’est là où se trouvent les facultés de Sciences Economiques, de Médecine (dans le quartier de Recoleta), de Sciences Sociales FLACSO et l’Universté del Salvador.

  • Faculté de Sciences Economiques





    La Facultad de Ciencias Económicas (Faculté de Sciences Economiques) (2122 Av. Córdoba) est situé face à la Plaza Houssay et à la Facultad de Medicina (Faculté de Médicine) qui sont déjà dans le quartier de Recoleta. La Facultad de Ciencias Economicas est l’un des 13 instituts appartenant à l’UBA (Université de Buenos Aires). Les cinq Prix Nobel d’Argentine furent étudiants ou professeurs de l’UBA. La station de métro Facultad de Medicina de la ligne D se trouve juste à côté.
  • AMIA


    L’Association Mutuelle Israélite Argentine (AMIA) (633 rue Pasteur) est une association de la communauté juive qui est en Argentine la plus importante d’Amérique Latine. En 1994, une camionnette chargée d’explosifs détruisit le bâtiment de 7 étages qui abritait plusieurs associations juives (dont l’AMIA), faisant 85 morts et 230 blessés. Cet attentat à la bombe fut le plus meurtrier commis sur le sol argentin. Les premiers soupçons furent tout de suite dirigés vers le mouvement libanais Hezbollah qui aurait agit avec le soutien de l’Iran. Selon certaines enquêtes l’attentat aurait pour unique mobile celui de punir l’Argentine de Carlos Menem suite à la suspension unilatérale en 1991 de l’assistance technologique nucléaire qui était accordée à l’Iran. Pendant des années, l’affaire fut marquée par des accusations de dissimulations. Menem sera accusé d’avoir reçu la somme de 10 millions de dollars sur un compte en Suisse, versés par le gouvernement d’Iran pour que les investigations soient déviées, mais les preuves ne seront jamais suffisantes à l’inculper. Ce n’est qu’en 2006 que les preuves nécessaires furent rassemblées pour accuser officiellement le gouvernement d’Iran et le mouvement Hezbollah d’être responsable de l’attentat. Un mandat d’arrêt international pour crime contre l’humanité à l’encontre de huit ex-fonctionnaires et diplomates iraniens qui exerçaient leur fonction en 1994, fut délivré le 9 novembre 2006. Jusqu’à ce jour, aucune incarcération ne s’est concrétisée pour cet attentat.
  • Palais des Eaux Courantes


    Le Palacio de las Aguas Corrientes (Palais des Eaux Courantes) (1950 Av. Córdoba) se trouve dans l’îlot carré qui est délimité par l’Avenue Córdoba et les rues Ayacucho, Viamonte et Riobamba, et il est incontestablement l’un des plus beaux édifices de la ville. Il fut conçut entre 1887 et 1894 par l’architecte norvégien Olaf Boyees et l’ingénieur suédois Carl Nyströmer, dans un style architectural apparenté à l’éclectisme de la fin du XXe siècle. L’édifice fut construit sur un terrain qui avait été choisit au préalable pour ses conditions d’emplacement et de nature des sols. Il devait servir de dépôt d’eau potable, et fut un grand progrès dans l’amélioration de l’hygiène de la ville. Les installations métalliques du dépôt d’eau potable, du fait de leur laideur, devaient être masquées par une architecture qui le rendrait plus agréable. L’édifice qui fut construit fut un succès, et on le nommera rapidement "Palacio", sa beauté évoquant un luxueux Palais, aux lignes médiévales françaises. Il est entouré de jardins et ses façades sont recouvertes de céramique vitrifiée où sont représentés les écussons de diverses provinces argentines. Avec l’intention de protéger cet édifice comme patrimoine de la Nation, le gouvernement le nomma Monument Historique National.
    Le Palais héberge depuis 1996 à son premier étage, le Museo del Patrimonio (Musée du Patrimoine) (750 rue Riobamba), visitable en semaine uniquement, où l’on peut apprécier des céramiques anglaises, de vieux objets, du mobilier, d’anciennes affiches publicitaires, et l’un des archives les plus importants de plans historiques de la ville de Buenos Aires. Ce Palais a été le siège depuis 1912 de l’entreprise publique Obras Sanitarias de la Nación (OSN) qui développa considérablement le réseau d’eau courante et potable pour toute la ville de Buenos Aires et l’intérieur du pays jusqu’en 1940. Quelques années plus tard, la croissance de l’entreprise se décéléra progressivement en conséquence de l’instabilité de l’économie du pays, Le manque de fonds annula pratiquement la possibilité d’innover les équipements sanitaires. Dans les années 90, le président argentin Carlos Saúl Menem, propulsé par la logique du néolibéralisme et soutenu par des organismes internationaux comme le FMI, opta pour la privatisation de l’OSN. Dès lors, les services sanitaires des eaux seront gérés par Aguas Argentinas, entreprise privée appartenant en majeure partie au groupe français SUEZ (nouveau nom de la Lyonnaise des Eaux), à la société espagnole Aguas de Barcelona, et à des groupes privés locaux tels que le Banco Galicia. Suite à des conflits sur les bases tarifaires entre Aguas Argentinas et le Pouvoir Exécutif pendant le mandat de Néstor Kirchner en 2002, une nouvelle entreprise appartenant à l’état fut crée en 2006 sous le nom de Aguas y Saneamientos Argentinos (AySA).
  • Faculté latino-américaine de sciences sociales





    La Facultad Latinoamericana de Ciencias Sociales (FLACSO) (551 rue Ayacucho) est un organisme international qui fut crée en 1957 avec l’initiative de l’UNESCO et de plusieurs gouvernement d’Amérique Latine. Elle est composée de 15 pays membres, certains des Caraïbes. L’administration de la Faculté a son siège au Costa Rica depuis 1979. L’objectif de la FLACSO est d’assurer la formation de spécialistes dans le domaine des Sciences Sociales en Amérique Latine, avec la réalisation de diverses activités académiques telles que l’enseignement, la recherche, la diffusion, et la coopération technique des pays membres. Le siège académique argentin de la FLACSO a été crée en 1974.
  • Sociétés de distribution de cinéma





    Aux alentours de l’intersection des rues Ayacucho et Lavalle, de nombreuses sociétés de distribution de cinéma ont leurs sièges. La zone est fréquentée quotidiennement par des journalistes qui viennent assister à des séances privées. On trouve dans ce même secteur des magasins de location ou achats de films dvd, vhs. Bonne adresse pour les cinéphiles !
  • Paroisse del Salvador



    La Paroisse del Salvador (580 Av. Callao), inaugurée en 1876, figure parmi les plusieurs églises qui font l’orgueil du quartier de Balvanera. Avec ses trois nefs, ses dimensions colossales de trente mètres pour la nef centrale et plus de soixante mètres de hauteur de la porte principale au maître-autel, elle impressionne par son caractère grandiose. Les tours possèdent 4 cloches qui ont été fondues en France et chacune d’elles donne les quatre notes Do, Ré, Mi, Sol. A côté de la paroisse se trouve la Chapelle de la Buena Muerte (la Bonne Mort) qui abrite une importante quantité d’œuvres d’art originales, et le Collège del Salvador, établissement scolaire religieux fondé en 1868.
  • Université del Salvador


    L’Universidad del Salvador (1856 rue Viamonte) fut conçue par la Compagnie de Jésus (des Jésuites) qui fonda en 1662 la première Université argentine dans la ville de Cordoba. C’est en 1944 que fut créée l’Institut Supérieur de Philosophie, qui deviendra en 1959 l’Université du Salvador. En 1975, la Compagnie confia la direction aux laïques qui assumèrent la responsabilité de préserver l’identité de l’Université tout en atteignant leurs objectifs. Aujourd’hui, des sièges de l’Université sont situés à Buenos Aires, à San Miguel (Province de Buenos Aires), à Pilar (Province de Buenos Aires), et à Gobernador Virasoro (Misiones). Les Facultés composant l’Université sont : Facultés d’Economie, Administration, Médecine, Sciences Sociales, Droit, Agronomie et Sciences Vétérinaires, Education et Sciences de la Communication, Science et Technologie, Philosophie et Lettres, Psychologie, Tourisme et Patrimoine Historique, culturel et géographique, Ecole d’Arts, Ecole d’Etudes Orientales.
  • Passage Santos Discépolo



    Le Pasaje Santos Discépolo est un passage en forme de S qui commence aux coins de l’Avenue Callao et la rue Lavalle et s’achève au croisement de l’Avenue Corrientes et de la rue Riobamaba. Son nom est un hommage à l’une des grandes icônes de l’art argentin : Enrique Santos Discépolo, qui est né dans la zone de Once. Il fut musicien et compositeur de tangos, dramaturge, acteur et réalisateur de cinéma. Le passage est chargé historiquement car c’est là que passait le Ferrocarril del Oeste (Train de l’ouest). On peut y voir une plaque commémorative de "La Porteña", une locomotive qui fut inaugurée en 1857 lors de l’ouverture de la première ligne ferroviaire du pays, qui allait jusqu’à ce que l’on appelait à l’époque la Floresta (une région de l’ouest de la capitale). Le Passage Santos Discépolo, qui s’appelait autrefois la rue Rauch, fut transformée en rue piétonne en 2001. On peut y observer de très jolies mosaïques.
  • Ancien Théâtre del Picadero


    L’ancien Théâtre del Picadero se trouvait dans l’actuel Pasaje Santos Discépolo. C’est au même endroit que débutera le "Teatro Abierto" (théâtre ouvert), un mouvement culturel qui débuta en 1981 dont le message principal était de dénoncer la dictature militaire argentine, appelé Processus de Réorganisation Nationale (1976 - 1983). Le Teatro Abierto fut créé par des personnalité de la scène théâtrale telles que Osvaldo Dragún, Roberto Cossa, Jorge Rivera López, Luis Brandoni et Pepe Soriano, également soutenus par le prix Nobel de la Paix Adolfo Pérez Esquivel et l’écrivain Ernesto Sábato. En 1981, le théâtre fut incendié dans des circonstances "mystérieuses". La troupe du Teatro Abierto continua son activité dans le Teatro Tabaris. En septembre 2001, le Théâtre del Picadero fut ré-inauguré dans un climat d’euphorie, avec la compagnie de nombreux acteurs, des Abuelas y Madres de la Plaza de Mayo, et de plusieurs personnalités engagées politiquement qui convertiront la salle du Théâtre del Picadero en un véritable symbole culturel. Pourtant, 25 jours plus tard, le théâtre ferma ses portes. "Je ne ferais aucun commentaire, je dirai ce qu’il s’est passé au moment voulu", a déclaré le propriétaire du théâtre Lázaro Droznes.


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